Préparez-vous pour ces 20 questions courantes en entretien d’embauche
Sélim Niederhoffer
Sélim Niederhoffer, auteur et expert carrière à Glassdoor | 12 févr. 2021
Vous avez peur des questions pièges pour votre entretien d’embauche ? Préparer des réponses à un entretien d’embauche est difficile quand on a peu de temps.
Mais cet exercice est crucial pour que votre futur employeur s’assure de vos capacités de synthèse et identifie vos points faibles et vos points forts.
Les questions d’entretien d’embauche que nous vous dévoilons reviennent souvent, vous devez vous y préparer consciencieusement pour être sûr de faire une bonne première impression !
Découvrez les 20 questions les plus posées en entretien d’embauche !
- Où vous voyez-vous dans 5 ans ?
Si le recruteur vous pose cette question, c’est que votre profil l’intéresse. Mais attention à ne pas gâcher votre chance.
Votre recruteur veut savoir si vous vous projetez dans l’entreprise à l’avenir. Mais il évalue aussi la cohérence de votre parcours futur par rapport à ce que cherche l’entreprise. Est-ce que vous voulez progresser en son sein ou simplement emmagasiner de l’expérience et vous revendre ailleurs ?
Cette question vous permet aussi de montrer que vous aimez le domaine pour lequel vous postulez.
Si vous êtes recruté comme responsable marketing junior et que vous vous voyez directeur marketing, c’est ambitieux, mais ça montre votre envie.
Pour répondre correctement à cette question, vous alignez votre réponse avec ce que l’entreprise où vous postulez attend.
Si vous voulez changer de ville, de pays, si vous voulez vous lancer dans l’entrepreneuriat, mais que l’entreprise ne propose pas ces opportunités, ce n’est pas le moment de les mentionner.
Pour être crédible, renseignez-vous auprès des anciens élèves de votre école ou regardez la page LinkedIn de vos futurs collègues. Vous identifierez leur parcours et cela vous permettra d’être plus rassurant dans votre réponse.
N’oubliez pas de montrer que vous partagez les valeurs de l’entreprise. Si vous partagez un même intérêt pour la performance, mentionnez-le. Vous serez encore plus convaincant !
- Qu’avez-vous fait depuis votre dernier emploi ?
Vous aurez sûrement droit à cette question si vous avez un trou dans votre CV.
N’essayez pas de mentir. Adaptez votre réponse à votre situation. Le meilleur moyen d’y répondre est plutôt de mettre en valeur ce que vous avez fait pendant cette période creuse.
Si vous avez quitté votre emploi pour vous occuper d’un proche malade ou si vous avez eu un problème de santé important, ne le dites que si le problème est définitivement réglé. Sinon, cela pourrait faire peur au recruteur.
Vous pouvez aussi expliquer le trou dans votre CV par un changement important de situation. Vous avez déménagé loin de votre lieu d’origine, vous deviez vous installer et comprendre le marché dans la région avant de trouver un emploi.
Si vous avez quitté votre emploi pour atteindre un objectif personnel, dites-le !
Mettez en valeur le fait que vous êtes satisfait d’avoir accompli un but personnel, et que vous aspirez désormais à retrouver une situation professionnelle stable.
Montrez de l’enthousiasme pour votre nouvelle situation, et ça fera l’affaire.
Si vous avez fait du bénévolat, si vous avez rejoint le groupe des parents d’élèves de vos enfants, n’hésitez pas à en parler. Cela montrera que vous êtes resté actif.
Enfin, si vous voulez parler de votre année sabbatique sans passer pour un tire-au-flanc, parlez des expériences, des découvertes, des voyages qui vous ont permis de vous sentir mieux, et d’être prêt pour “le monde du travail”.
Vous pouvez en parler ainsi : “Je fais tout à 100% et je voulais impérativement voyager. J’en avais envie depuis des années. Alors j’ai planifié mon voyage, j’ai tout budgété, je me suis bien renseigné. J’avais envie de rayer cette ligne de ma bucket-list avant de me donner 100% à ma carrière, pour n’avoir aucun regret.”
- Pourquoi vous et pas un autre ?
Faire passer des entretiens est parfois fastidieux, votre recruteur peut avoir ses missions, ses problèmes en tête.
Si le recruteur vous pose cette question, c’est qu’il attend de vous une réponse proactive. C’est à vous de jouer.
Arriver mal préparé à cette question classique risque de vous coûter votre place. C’est une question traditionnelle en entretien d’embauche, vous ne devez pas l’ignorer lors de votre préparation.
Toutes les réponses mal préparées, décalées ( “car j’aime la finance” ), hautaines ( “car je suis le meilleur” ) sont rédhibitoires. Ne pas répondre est encore pire.
Pour répondre facilement à cette question, vous devez connaître vos points forts.
Identifiez 2 ou 3 de vos qualités et des expériences qui vous permettront d’illustrer vos propos. Mettez en lien vos qualités et les exigences du poste auquel vous postulez.
“Lors de mon stage en contrôle de gestion, j’ai développé une rigueur à toute épreuve. Cette qualité me sera utile pour ce poste de responsable financier …”.
Ajoutez-y une raison pour laquelle ce poste vous motive, et vous serez encore plus convaincant.
“Cette qualité me sera utile pour ce poste de responsable financier. Avoir plus de responsabilités sur un tel poste est un défi qui me passionne”.
➡️ Pour découvrir d’autres astuces pour répondre à la question “pourquoi vous et pas un autre”, rendez-vous sur notre article dédié !
- Êtes-vous mobile ?
Cette question est très floue. Plusieurs choix s’offrent à vous si un recruteur vous la pose en entretien.
Si vous avez lu correctement l’offre et qu’il n’y avait pas de mention de déplacements ou de mobilité, répondez par une question. “Que voulez-vous dire par mobile ? Le poste nécessite-t-il des déplacements ?”
Vous pouvez aussi poser des questions sur la nature de cette mobilité. Devrez-vous vous rendre en France, en Europe ou dans le monde entier ?
N’hésitez pas à demander sur quelle temporalité vous devrez vous déplacer. Le recruteur vous parle-t-il de missions régulières ou d’une potentielle évolution de votre poste ?
Quand vous aurez tous les éléments, dites que vous êtes disponible pour des déplacements ponctuels selon le rayon dans lequel vous pouvez vous déplacer.
La réponse est souvent différente à 25 ans sans enfant, en milieu de carrière ou après un divorce : si la perspective de mobilité vous enchante, dites-le !
- Pouvez-vous nous donner 3 qualités et 3 défauts ?
Vous devez vous attendre à ce qu’on vous pose cette question classique en entretien d’embauche.
Elle vise à repérer deux choses.
- Est-ce que vous êtes préparé convenablement à l’entretien ? Si vous n’êtes pas préparé à répondre à une question aussi basique, c’est que vous n’avez pas assez travaillé votre entretien.
- Est-ce que vous avez un regard pertinent sur vous-même ? Mettre votre affect de côté et réussir à poser un regard objectif sur votre profil peut vous mettre en valeur. Cela montre votre capacité de jugement et votre humilité.
Pour répondre convenablement à cette question, regardez l’offre d’emploi à laquelle vous postulez. Trouvez un synonyme des compétences requises qui vous caractérisent et donnez un exemple qui prouve que vous avancez.
Par exemple, vous postulez à un emploi nécessitant d’être “autonome”. Vous pourrez dire à l’entretien “J’ai une forte autodiscipline. J’ai appris à travailler efficacement tout seul, particulièrement lors des confinements.”
Pour ce qui est de vos défauts, ne citez pas les défauts classiques et creux comme “perfectionniste”.
Vous devez évoquer un défaut réel, mais pas trop grave. Et vous devez montrer que vous apprenez à le dépasser.
Par exemple, vous pouvez dire “Je suis parfois sujet au stress. Mais j’ai appris à contrôler ce stress lors de mes expériences de communication de crise, où j’ai fait preuve de sang froid, comme lorsque les journalistes ont appelé…”
- Do you speak English ?
Une question des plus courantes, et qui pourtant fait peur à de nombreux candidats. C’est la question piège qui peut surgir à n’importe quel moment lors d’un entretien d’embauche !
Et pour cause, avoir des lacunes en anglais est handicapant vu l’importance de cette langue dans de nombreux secteurs comme la vente, le marketing ou la finance.
Pour vous démarquer des autres candidats, répondez de manière ferme et spontanée. “Yes I do.” Le recruteur enchaînera en vous posant quelques questions pour vérifier votre niveau de langue.
Le recruteur n’attend pas de vous une fluidité parfaite, sauf si vous postulez à un poste international ou bilingue. N’ayez donc pas peur de votre accent français.
Si vous n’avez pas menti sur votre niveau d’anglais dans votre CV, vous n’aurez aucun problème. Le but est de vérifier votre compréhension et votre capacité à répondre, pas de vous faire entrer à Oxford.
Préparez les réponses aux questions les plus courantes des entretiens d’embauche en anglais, si cela vous rassure.
Et si vous savez que vous passerez en anglais, écoutez quelques podcasts ou regardez des séries dans la semaine qui précède votre entretien.
- Quelles sont vos prétentions salariales ?
Cette question fait souvent peur aux candidats. Vous devez vous y préparer pour l’aborder sereinement.
De nombreux actifs gagnent un salaire moins élevé que celui auquel ils auraient pu prétendre. Ne faites pas comme les candidats qui, par peur d’être rejetés, ne demandent pas le salaire qu’ils méritent.
Pour être plus serein, renseignez-vous sur les salaires dans votre secteur avant l’entretien. Vous pourrez ainsi plus facilement défendre vos prétentions.
Vous pouvez aussi proposer un deal au recruteur. Vous commencez à un salaire moins élevé, et au bout de plusieurs mois, votre salaire augmente si l’employeur est satisfait de votre période d’essai.
Les candidats font souvent des erreurs lorsqu’ils négocient leur salaire. Ne donnez pas votre salaire actuel.
Votre futur employeur peut vous proposer un salaire bien plus élevé, et il fera une proposition moins élevée s’il voit que votre salaire actuel est bas.
Privilégiez les formules indirectes, moins frontales. Ne dites pas “non”, ou “je veux plus”, cela créerait une tension dans votre conversation.
Posez vos arguments "Étant donné mes compétences dans le développement du chiffres d'affaires, je souhaiterais démarrer à 2000€. L’étude que j’ai réalisée sur le secteur montre que ce chiffre est dans la moyenne.”
- Qu’allez-vous nous apporter ?
Ne tombez pas dans l’excès en répondant à cette question par une longue énumération. Votre recruteur ne veut pas entendre une liste vague de qualités que vous pensez avoir.
Choisissez des qualités qui ont un lien avec le poste que vous cherchez à obtenir. Ne mettez pas en valeur votre créativité si vous postulez à un emploi de contrôleur de gestion.
Mettez en avant quelques qualités et compétences clés dont vous avez fait preuve dans votre poste précédent.
Comme d’habitude, ce qui compte c’est d’illustrer ce que vous avancez avec des exemples concrets.
Si vous débutez votre carrière professionnelle, vous pouvez parler de votre force de travail, de votre passion pour le marketing ou la finance qui vous donne envie de travailler.
Évoquez par exemple votre connaissance des réseaux sociaux, du marketing en ligne.
A défaut d’avoir de l’expérience professionnelle, parlez de vos expériences associatives ou de vos lectures sur le sujet.
- Si j’appelle votre ancien employeur, que me dira-t-il de vous ? Vous recommandera-t-il ? Etes-vous parti en bons termes?
Cette question, lors d’un entretien d’embauche, peut vous faire paniquer si vous n’avez pas une bonne relation avec votre ancienne entreprise.
Mais restez calme.
Si le recruteur voulait réellement savoir ce que votre ancien patron pense de vous, il l’appellerait directement. Il vous demandera d’ailleurs peut-être ses coordonnées en fin d’entretien. En effet, la “prise de références professionnelles” est autorisée, avec votre accord.
Voyez cette question comme une chance qui vous est offerte : vous avez l’occasion de présenter vos qualités et vos compétences du point de vue de quelqu’un qui en a besoin.
Mettez en avant vos points forts, comme vous le feriez avec une question vous demandant quelles sont vos qualités.
Vous êtes rigoureux, vous maîtrisez excel parfaitement, vous faites preuve de créativité, etc…
L’erreur est de répondre “je ne sais pas” ou “il faudrait lui demander”. Ne prenez pas cette question comme une question scientifique.
Gardez en tête qu’il s’agit d’un jeu de rôle, et que vous devez simplement vous vendre.
Exemple de réponse : “Mon patron actuel vous dirait probablement que je suis très bon dans DOMAINE 1, DOMAINE 2, mais vu qu’il veut minimiser ses coûts, il vous dirait que je lui coûte trop cher et aimerait me garder en me payant le prix d’un junior !”
Autre possibilité : “Il vous dirait que je m’entends très bien avec tous mes collègues et qu’il ne comprend pas pourquoi je veux partir. Moi, j’ai la sensation d’avoir fait le tour du poste, j’ai apporté tout ce que je pouvais apporter à l’entreprise. Cela fait quelques mois que je n’apprends plus grand chose, il est temps de sortir de ma zone de confort !”
Démarrez toujours par ce que dirait votre patron en une ou deux phrases, puis enchaînez avec votre avis sur la question !
- Pourquoi notre société et pas une autre ?
Cette question permet de jauger votre niveau de préparation à l’entretien. Pour vous démarquer, pas de mystère : vous devez bien connaître l’entreprise.
Vous avez de la chance. Aujourd’hui, vous trouvez toutes les informations sur internet. Renseignez-vous sur Wikipédia, sur le site web de l’entreprise, sur les réseaux sociaux, et lisez les avis des salariés et anciens salariés sur Glassdoor.
Attention : si vous postulez chez une entreprise de vente ou de services, le site du groupe peut être différent de celui des clients.
Faites le tri dans les informations que vous avez trouvées et trouvez un lien cohérent avec votre profil.
Par exemple, si vous travaillez dans les RH, vous pouvez dire que vous êtes motivés pour travailler dans une entreprise qui a le label “best place to work” ou le titre de Meilleurs Employeurs.
Plus vous serez précis et plus vous ferez un lien entre votre connaissance de l’entreprise et vous, plus vous marquerez de points.
- Combien gagnez-vous en ce moment ?
Attention à cette question piège.
Cette question précède souvent la question “quelles sont vos prétentions salariales”. Mais elle permet au recruteur d’installer un rapport de force qui lui est favorable si votre ancien salaire était plus bas.
La première erreur est de répondre de manière frontale. Ne vous excusez pas en ne donnant pas votre ancien salaire, le recruteur saurait que vous avez quelque chose à cacher.
Ne dénigrez pas non plus votre employeur actuel. Vous n’êtes pas certain d’avoir le poste, et vous ne savez pas quelle relation cette personne a avec votre ancienne entreprise.
Pour bien répondre à cette question, vous devez faire un pas de côté.
Commencez par mettre en avant le fait que le poste auquel vous postulez est différent de celui de votre ancien travail. Mettez en valeur votre compétence et votre expérience pour réaliser des missions plus larges que celles de votre ancien travail.
Ne donnez jamais le montant exact. Répondez en donnant une fourchette de salaires, et si possible, donnez une fourchette de salaire qui ne descend pas plus bas que ce que vous pourriez accepter.
N’hésitez pas à évoquer les primes et les avantages sociaux que vous aviez dans votre emploi précédent. Ces avantages montrent aussi l’intérêt de votre entreprise pour vous.
Si vraiment vous voulez donner un chiffre pour avoir l’air assuré : prenez votre salaire actuel et ajoutez 15 à 20%. Question de confiance !
- Avez-vous des questions ? Avez-vous quelque chose à ajouter ?
C’est la dernière question que le recruteur vous posera. Mais elle n’en est pas moins importante.
Il vous posera cette question habituelle d’entretien d’embauche pour deux raisons.
Soit vous ne lui avez pas fait bonne impression ou vous ne l’avez que moyennement convaincu. Dans ce cas, il vous tend cette perche pour vous donner une autre chance de vous mettre en avant.
Soit vous avez plu au recruteur et il est prêt à vous donner toutes les informations nécessaires sur votre future équipe.
S’il vous demande si vous avez quelque chose à ajouter, saisissez cette nouvelle chance de vous démarquer en parlant d’une expérience que vous n’avez pas encore abordée, ou en clarifiant un point que vous n’avez pas assez développé.
Si le recruteur vous demande si vous avez des questions d’un ton enthousiaste, alors montrez votre curiosité.
Vous pouvez poser une question sur l’un des points que le recruteur a abordé concernant la vie de l’entreprise (son actualité, votre future équipe...).
Vous pouvez aussi demander des précisions concernant le poste que vous convoitez : une description des missions, des projets sur lesquels vous travaillerez en premier.
Pour avoir plus d’astuces pour répondre à cette question finale des entretiens d’embauche, cliquez ici !
- Pourquoi ce trou dans votre CV ?
Une période sans emploi ne signifie pas que vous avez été inactif. Si un recruteur vous pose cette question en entretien d’embauche, ne cherchez pas à mentir.
Si vous avez pris du temps pour élever vos enfants, pour voyager à l’autre bout du monde, pour vivre un an à l’étranger, pour reprendre des études… Toutes les expériences sont bonnes à prendre.
L’essentiel est de montrer que vous avez fait un choix de vie, que vous n’avez pas subi cette période en restant inactif. Mettez en avant ce que vous avez fait et ce que vous en avez tiré.
Vos voyages vous ont peut-être permis d’apprendre des langues et de développer votre sens du contact. Reprendre des études vous a permis d’acquérir une culture qui vous sera utile pour gérer la communication de votre entreprise.
Une expérience d’entrepreneuriat, même si vous avez échoué, vous a donné une expérience de l’entreprise et de sa gestion.
Si vous avez simplement attendu un certain temps avant de retrouver un emploi, n’hésitez pas à le dire.
Dites que les offres d’emplois ne vous semblaient pas intéressantes, et insistez sur les raisons pour lesquelles vous êtes aujourd’hui très motivé pour entrer dans l’entreprise dans laquelle vous postulez.
- Comment réagissez-vous au stress, comment travaillez-vous sous pression ?
Cette question vous permet de faire d’une pierre deux coups.
Vous devez montrer que vous ne perdez pas tous vos moyens en cas de stress, mais aussi que votre travail vous tient à cœur.
Pour cela, vous avez plusieurs options possibles.
Si votre stress ne vous pose pas de problème, vous pouvez montrer votre confiance.
Dites que vous gérez correctement le stress, que ça vous permet de travailler efficacement car vous êtes concentré sur votre tâche.
S’il vous arrive au contraire d’avoir un excès de stress, montrez que cela n’arrive pas souvent, et que vous avez appris à vous gérer avec le temps.
“Il peut m’arriver d’être stressé au travail. Pour éviter que ça arrive, je m’organise avec beaucoup d’attention et je priorise mes tâches. Je fais les plus importantes en premier, pour être serein en cas d’urgence par la suite”.
Dans les deux cas, vous pouvez parler de votre hygiène de vie si vous faites attention à votre santé. Vous faites du sport ? Dites que ça vous aide à gérer votre stress au quotidien.
- Quand êtes-vous disponible ?
Question qui peut vous poser problème si vous êtes en fin d’études ou si vous postulez dans une autre entreprise. Une alternative s’offre à vous.
Soit vous dites la vérité, et vous annoncez une période relativement longue : “Je peux démarrer dans 3 mois.”
Un préavis dure en moyenne trois mois, mais il est très souvent négociable (parlez-en avec votre employeur actuel si vous sentez que votre futur employeur a besoin de vous rapidement.)
Soit vous dites que vous êtes disponible rapidement, mais vous devrez négocier de manière encore plus habile avec votre employeur actuel.
Si vous êtes étudiant, vous ne pourrez pas échapper au cours de la fin de votre semestre ou aux partiels.
Vous pouvez proposer de commencer en plus de vos cours, si vous avez un moyen pour les rattraper. Mais attention aux partiels, vous pouvez être recruté sous condition d’obtenir votre diplôme...
- Accepteriez-vous une rémunération inférieure à celle que vous percevez à l’heure actuelle ?
Attention si vous répondez à cette question. Même si vous êtes dans une situation difficile, vous risquez d’accepter un salaire moins élevé que ce à quoi vous auriez pu prétendre.
L’essentiel ici est de justifier la raison pour laquelle vous méritez un salaire du même niveau que votre salaire actuel ou plus élevé.
Restez calme, et énoncez vos arguments, en mettant en avant vos compétences et en les illustrant par des expériences.
La situation est tout à fait différente si vous changez de secteur, si vous travaillez dans une entreprise plus petite ou si vous quittez Paris par exemple (le salaires sont souvent inférieurs en province).
Dans ce cas, la question vise à mesurer votre motivation à travailler malgré un salaire inférieur. Le changement de niveau de vie ne risque-t-il pas de jouer sur votre motivation ?
Donnez les raisons qui vous motivent à prendre ce poste, que ce soit le fait de changer de secteur d’activité, de changer de travail ou le défi de faire progresser une entreprise.
Plus vous serez enthousiaste, plus votre réponse aura un impact favorable sur votre candidature.
- Pourriez-vous me décrire une situation difficile dont vous vous êtes finalement bien sorti ?
Cette question est assez complexe. Le but ici n’est pas de parler de la situation en elle-même, mais de mettre en lumière votre processus réflexif, votre manière de gérer une crise.
C’est la question idéale pour mettre en avant votre force de travail, si vous avez dû travailler dans l’urgence, ou votre créativité si vous avez dû résoudre un problème complexe.
Montrez que vous avez su garder la tête froide malgré la pression et trouver une solution efficace, et vous gagnerez des points.
- De quoi êtes-vous le plus fier dans votre dernier poste ?
Attention à cette question ! Vous ne devez pas simplement parler de vous pour y répondre, mais mettre en valeur des qualités de manière précise.
En posant cette question, le recruteur vous demande “donnez moi un exemple montrant que vous avez les qualités que je recherche chez un candidat”.
Ne faites pas l’erreur de citer plusieurs petites actions où vous avez eu un rôle limité.
Prenez l’un de vos succès, et entrez dans l’explication complète. Vous avez réussi, oui, mais pourquoi était-ce particulièrement difficile ? Pourquoi êtes-vous satisfait d’avoir relevé ce défi plutôt qu’un autre ?
Mentionnez clairement les qualités dont vous avez fait preuve et qui vous rendent fier aujourd’hui.
“Je suis particulièrement fier d’avoir réussi à garder notre plus gros client. J’ai su faire preuve de finesse pour comprendre ce qui le poussait à remettre en question le contrat, et j’ai déployé toutes mes connaissances dans la vente pour réussir à le convaincre.
Malgré la peur que nous avons ressentie au début, j’ai beaucoup appris grâce à ce moment difficile !”
- Question piège en entretien : “Combien de temps souhaiteriez-vous rester à ce poste ?”
Dans les faits, vous ne le savez pas exactement, et votre recruteur non plus (sauf dans le cas d’un remplacement de congé maternité).
Mais vous devez trouver une autre réponse pour rassurer le recruteur en face de vous.
L’essentiel, c’est que vous répondiez une période assez longue pour que le recruteur se dise que vous vous projetez dans le poste, que vous n’allez pas chercher à rebondir ailleurs.
Répondez au moins pour une période de 3 à 5 ans. Vous pouvez par exemple dire que vous prévoyez d’y rester pour au moins 3 ans, car il y a beaucoup de choses passionnantes à faire et à apprendre.
Ensuite, vous pouvez ajouter que vous aimeriez monter en responsabilités au bout de plusieurs années si l’entreprise juge votre travail efficace.
- La question la plus compliquée en entretien : “Pourquoi avez-vous été licencié ?”
De nombreuses personnes ont été licenciées dans leur carrière. Ne vous mettez pas la pression pour ça. Préparez plutôt une réponse efficace et rassurante pour votre prochain employeur.
Si vous avez été licencié pour raisons économiques, ou car votre spécialité n’était plus utile pour l’entreprise, dites simplement la vérité.
Montrez votre recul et votre sérénité face à ce licenciement, masquez votre colère ou votre frustration, et vous rassurerez le recruteur.
Ne mentez pas. Il vaut mieux expliquer clairement la raison pour laquelle vous n’étiez pas à l’aise, pas à votre place dans votre ancienne entreprise que de risquer un mensonge.
Montrez simplement que malgré cette expérience difficile, vous avez néanmoins développé des compétences, amélioré votre connaissance du marché, et que vous serez plus efficace dans le contexte de votre nouvelle entreprise.
Avez-vous d’autres questions :) ?
Et si vous voulez vraiment être prêt pour toutes les questions, découvrez la liste des 20 questions les plus bizarres posées en entretien d'embauche !
Sélim Niederhoffer
Sélim Niederhoffer est un auteur expert sur le sujet de la carrière et de l'emploi pour le blog de Glassdoor. Découvrez son expérience et ses articles.



